Monday, October 23, 2017

Buster Keaton et le monstre de Frankenstein,

At a 1940 charity baseball game, Boris Karloff as the Frankenstein monster menaces comedian Buster Keaton



Le monde n'était pas encore en guerre, en Amérique, quand cette photographie est apparue dans les journaux avides de quelque chose en plus du sang, de la mort, de la pauvreté et de la famine. Peut-être que les rédacteurs de journaux ont senti quelque chose dans le vent qui leur a dit qu'une mort lente et énervante attendait beaucoup de ceux qui ont échappé aux bombes et aux fusils des zones de guerre actives. Et donc ils voulaient publier quelque chose de stupide, quelque chose de maladroit et insignifiant pour montrer effrontément à leurs lecteurs que oui, il y aurait toujours une absurdité enfantine dans le monde, même après Auschwitz et Hiroshima. Car il faut un homme courageux, ou une femme, pour apprécier et célébrer l'inanité. Tout le monde apprécie le héros sérieux et plaint les victimes innocentes du hasard - mais qui apprécie vraiment la bouffonnerie, sinon un paladin intrépide? Il est dit par des hommes sages que même les anges prennent congé de chanter des louanges à Dieu pour aller jouer aux quilles. . .



The world was not at war yet, in America, when this photograph appeared in newspapers hungry for something besides blood, death, poverty, and starvation.
Perhaps newspaper editors sensed something in the wind that told them a slow and enervating death awaited many who escaped the bombs and guns of the active war zones.
And so they wanted to publish something silly, something goofy and trifling to brazenly show their readers that yes, there was still going to be childlike absurdity in the world, even after Auschwitz and Hiroshima.
For it takes a brave man, or woman, to appreciate and celebrate inanity. Everyone appreciates the serious hero and pities the innocent victims of happenstance -- but who really relishes buffoonery, if not a fearless paladin?
It is said by wise men that even the angels take time off from singing praises to God to go bowling . . .
(English translation by Tim Torkildson)



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